Le blog de Mgr Claude DAGENS

L'ABBAYE DE BASSAC A DE L'AVENIR SOUS LA PROTECTION DE SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS. Éditorial d'Église d'Angoulême, 14 octobre 2012

13 Octobre 2012 Publié dans #Edito Église d'Angoulême

           L’abbaye de Bassac a une longue histoire. Cette histoire continue, parce que nous voulons que cette abbaye demeure parmi nous comme une oasis de prière et de vie fraternelle, sous le signe de Thérèse de l’Enfant Jésus. Voici les jalons qui vont baliser la vie de cette abbaye durant les années et sans doute les décennies qui viennent.

1. Avant tout, des reliques de Thérèse sont là, dans la petite chapelle de la cour intérieure de Bassac. Et, près de ces reliques, se trouve la tombe du Père Martin, qui a fondé en 1947 la Congrégation des Missionnaires de sainte Thérèse.

Ces missionnaires ont accompli là depuis près de 65 ans une belle œuvre d’accueil et de prière. Ils ont animé la vie de l’abbaye, qui est devenue un haut lieu de foi et de culture chrétienne. Ils se regroupent en ce moment à Segonzac, aux côtés du Père Henri REVÉREAU, qui assume depuis deux ans la charge de curé de Segonzac et de responsable de ce doyenné.

2. Des Travailleurs missionnaires de l’Immaculée, venant de Lisieux, et liés à la Communauté de l’Eau vive, sont arrivés à Bassac depuis quelques jours. Ils prennent le relais des Missionnaires de sainte Thérèse. Eux aussi sont des amis de la sainte de Lisieux. Ils vont exercer désormais leur charisme de prière et d’accueil, notamment à travers des activités de restauration, comme ils le font déjà à Lisieux, à Marseille, à Ars et à Rome. Bienvenue aux frères péruviens Théophile et Ivan, et au frère vietnamien Michel !

3. Des travaux de réparation vont commencer bientôt à l’abbaye de Bassac, sous la responsabilité et avec l’engagement financier du Service régional et départemental des monuments historiques. Il y a des murs et des toits à consolider. Il y a des chambres à réaménager et à « mettre aux normes de sécurité ».

Mais il faut savoir que les bâtiments de l’abbaye restent disponibles pour des rencontres et des sessions « de jour ». Le Service diocésain de la Pastorale de la santé, comme d’autres, organise ses rencontres de formation à Bassac, au mois de décembre. Plus tard, l’ensemble des bâtiments, les salles et les chambres, sera disponible pour notre diocèse, et au-delà.

4. C’est dans cette perspective qu’un Centre culturel et spirituel, placé sous la responsabilité du diocèse d’Angoulême, sera constitué à l’abbaye de Bassac, pour poursuivre l’œuvre déjà réalisée par les Missionnaires de sainte Thérèse. Que l’on ne parle donc plus de rupture ou d’abandon ! Ce serait un mensonge ! Et que l’on comprenne aussi que, pour un tel projet, on ne peut pas séparer les éléments matériels (les finances) et les éléments spirituels (les missions à prévoir). Tout se tient et c’est même la mise en œuvre du projet qui justifie les engagements financiers.

5. La réalisation de ces projets sera assurée par une Société civile immobilière dont le diocèse d’Angoulême est partie prenante, tout en étant associé à d’autres actionnaires, et tout particulièrement à Monsieur Pierre DESCHAMPS, ancien président des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC).

6. J’ai nommé Monsieur David RICHARD délégué épiscopal chargé d’accompagner la réalisation de ces projets, en relation étroite et habituelle avec Madame Véronique DIAZ, notre économe diocésaine, et avec Monsieur Emmanuel TROUCELIER, président de l’association des amis de l’abbaye de Bassac.

Je n’oublie pas les difficultés et les obstacles qui se sont déjà présentés sur notre chemin. J’atteste que Thérèse de Lisieux et de Bassac nous a fortement aidés à les surmonter. Elle continuera à le faire, pour que vive l’abbaye de Bassac, monument historique et haut lieu de vie chrétienne en terre charentaise !

 

+ Claude DAGENS

évêque d'Angoulême

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