Le blog de Mgr Claude DAGENS

"IL Y A DU NOUVEAU DANS VOS VIES" Fête de la Pentecôte, le 12 juin 2011. Confirmation de 26 adultes à la cathédrale d'Angoulême

15 Juin 2011 Publié dans #Homélies

Pentecôte 1

            Marie-Astrid, Yves, Jean-Wilfrid, Christine, Simon, Huguette, Vincent, Gaël, Élisée, Marc, Élise, Sylvain, Jacqueline, Philippe, Valérie, Bénédicte, Alexandre, Thomas, Rodolphe, Liliane, Clémence, Pierre, Stéphane, Florent, Élodie et Luc.

            Vous allez être marqués du signe de l’Esprit Saint, en cette fête de Pentecôte où nous célébrons la naissance de l’Église, et l'Église, c’est l’Esprit Saint qui la forme, qui la façonne et qui la conduit.

            Et la source de l’Esprit Saint, c’est le cœur de Dieu, le Père des miséricordes, et c’est aussi le corps de Jésus, le Crucifié qui a vaincu le mal et la mort et qui nous associe à sa victoire : « La paix soit avec vous ».

            Car la Pentecôte commence au soir de Pâques. Écoutez bien : « C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint et il était là, au milieu d’eux. »

            Tout commence alors, d’une façon inespérée. Et vous aussi, vous avez fait et vous allez faire cette expérience de la nouveauté et de la présence du Christ quand il vient nous surprendre.

            Vous avez fait – chacun et chacune de vous le sait – l’expérience du mal, sous bien des formes : la maladie qui bouleverse les perspectives de vie, les séparations et les brisures familiales, et – plus terribles encore – ces violences plus ou moins cachées, ces mensonges, ces duretés qui laissent des traces profondes. Oui, le mal et la mort font leur œuvre en nous, et nous en sommes témoins, parfois muets.

            Alors la peur menace et on s’enferme, comme les disciples de Jésus, à Jérusalem, pour se protéger.

            Et voici l’inattendu, l’inespéré, dont vous avez aussi fait l’expérience : peu à peu ou soudainement, on sait que le mal n’aura pas le dernier mot. Quelqu’un est là, tout proche, qui comprend et qui aime. Et le chemin de la vie s’ouvre, et l’espoir renaît, et c’est comme une nouvelle naissance, en soi-même : c’est comme si un être nouveau était appelé à la vie, et l’on comprend qu’il faut entrer dans cette renaissance et en comprendre la source.

            Et la source, c’est Lui, Jésus, le Crucifié, quand il montre ses mains et son côté. La violence du mal qui détruit, il l’a connue, il l’a subie, mais en Lui, une autre force, mystérieuse et réelle, a agi. L’Amour du Père l’a relevé. Il est vivant, il est là, et il ne demande pas des comptes à ces pauvres hommes qui l’ont abandonné.

            « La paix soit avec vous ! » Ce qui veut dire : « Ne regardez pas en arrière ! Ne vous laissez plus tirer vers la mort ! Sortez de vos enfermements ! Vivez de la vie nouvelle que Dieu donne, en Jésus, son Fils ressuscité ! »

            Et c’est le plein sens du baptême, même si on l’a oublié : mort et résurrection, engloutissement et relèvement. « Oui, relevez-vous ! Réveillez-vous ! Marchez vers la lumière de Dieu et recevez la force de l’Esprit Saint ! »

            « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ! »

 

  Pentecôte 2

            Par le baptême et maintenant, ce soir, par la confirmation, vous participez à la Pâque du Christ et vous êtes rendus capables de vivre de Lui et de témoigner de Lui !

            Comment cela va-t-il se faire ? En acceptant d’être façonnés par son Esprit Saint, le conseiller, l’avocat et le consolateur qui, Lui, s’engage avec vous à lutter contre tout ce qui vous tirerait en arrière, tout ce qui  vous enfermerait dans la peur ou le désespoir !

            Soyez, à partir du Christ ressuscité, et avec la force de l’Esprit Saint, des hommes et des femmes de réconciliation !

            Et je sais bien que ce n’est pas un mot facile, surtout quand il faut résister à la haine, à la jalousie, aux mesquineries, au mépris !

            Mais l’Esprit Saint vous donne, il donne à l’Église entière d’être forte de cette puissance de résurrection qui vient de Jésus Christ et qui est inépuisable !

            Nos structures peuvent s’user. Nos moyens financiers peuvent se réduire. Notre nombre peut diminuer. L’énergie du Christ, elle, ne s’épuise jamais. Il attend seulement que nous nous ouvrions à Lui, le Seigneur.

            Je vous le demande : prenez votre place dans nos communautés parfois languissantes ou résignées ! Réveillez-nous, aussi bien dans ce monde rural qui souffre que dans ces quartiers de ville ou de périphérie urbaine où l’on a tendance à s’isoler et à se replier !

            Déployez le don de Dieu que vous avez reçu ! Laissez l’Esprit Saint agir en vous !

« Viens en nous, père des pauvres,

Viens dispensateur des dons,

Viens, lumière de nos cœurs ! »

 

 

 

+ Claude DAGENS, évêque d’Angoulême

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