Le blog de Mgr Claude DAGENS

IL A SUIVI LE CHRIST, IL A DONNÉ SA VIE. Obsèques du Père Maxime RICHARD, à Baignes, le jeudi 6 octobre 2011

7 Octobre 2011 Publié dans #Homélies


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            « Je suis le bon berger, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme mon Père me connaît et que je connais mon Père, et je donne ma vie, je me dessaisis de ma vie pour mes brebis. »

            Il n’est pas difficile d’entendre ces paroles de Jésus et d’y faire écho, en pensant au Père Maxime RICHARD. Surtout si nous recueillons aussi les paroles qu’il a adressées lui-même au Père François FAVREAU, dans la nuit de samedi, quelques heures avant de mourir. Et il y eut aussi la poignée de mains échangée avec le Père Michel GRANGER.

            Ce sont des signes simples et qui parlent de façon très profonde, en disant l’essentiel de cet homme devenu prêtre et qui a exercé son ministère ici même, à Baignes et aussi, durant de longues et belles années, du côté de Cherves-Richemont, où je l’ai vu souvent à l’œuvre.

            Le fil conducteur de sa vie est très simple, et il l’a exprimé lui-même : il a suivi le Christ, il savait que le Christ l’avait appelé, qu’il lui était fidèle et qu’il avait à se laisser conduire et à donner sa vie en son nom et avec Lui.

            Et il l’a fait avec une fidélité qui m’a toujours semblé heureuse. Parce qu’il était visiblement heureux d’exercer sa charge pastorale, de rassembler, d’encourager, de visiter, de consoler, et il le faisait avec un charisme particulier pour les jeunes.

            Je le revois encore à l’école de Cherves, à laquelle il était très attaché, et encore davantage à Lourdes, pour nos temps de pèlerinages diocésains avec les jeunes. Il savait entraîner, accompagner, soutenir. Il savait surtout que ces pèlerinages sont toujours des moments d’éveil au mystère de Dieu et de communion dans le Corps du Christ. Et il s’y donnait de tout cœur !

            Mais sans doute y avait-il une autre raison dans ce charisme : son attachement à la Vierge Marie, et il l’a confié à François FAVREAU. Il se sentait lié à elle, parce qu’il était sûr qu’elle le conduisait au Christ.

            À cette belle profession de foi au Christ et de confiance pour la Vierge Marie, Maxime RICHARD, à l’heure de son passage vers Dieu, a ajouté une demande de pardon, adressée à ses frères prêtres. Nous accueillons aussi cette demande, car ce pasteur heureux de servir connaissait sans doute ce qui, en lui, l’empêchait de se donner totalement et sans réserve. Nous le confions à la miséricorde du Père, avec beaucoup d’espérance.

 

            Cher Père Maxime RICHARD, je vous vois encore à Barbezieux il y a quelques mois. Nous étions heureux d’être réunis. Vous étiez visiblement heureux de continuer à servir ici, où vous aviez vos racines.

            Mais vos racines, je suis certain qu’elles étaient tout autant dans cette révélation de l’Amour de Dieu que l’apôtre Jean met si fortement en relief :

            « C’est à ceci que désormais nous connaissons l’amour :

            Lui, Jésus, a donné sa vie pour nous.

            Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. »

            Qu’il est beau de savoir et de voir que cette promesse et cet appel se réalisent parmi nous, à travers des hommes et des femmes qui, ici même, se donnent à cause du Christ ! Et qu’il est beau de reconnaître aussi que ce don de Dieu passe par des hommes qui ont choisi de suivre le Christ, jusqu’au bout, simplement, comme vous, Père Maxime RICHARD !

 

X Claude DAGENS

évêque d’Angoulême

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